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LE CHAUFFAGE par COGENERATION (en service depuis 2002 à l'OdM) Note sur la cogénération. L'installation de la cogénération entre dans une démarche à long terme économique et écologique du Conseil Syndical pour participer à notre échelle au "développement durable". Cliquez sur les images pour les agrandir Principe de la cogénération.
Une installation de chauffage collective se compose de
deux parties distinctes.
Un circuit (dit primaire) d'eau à haute température (80 à 90°C) en circuit fermé dessert les sous-stations situées aux bâtiments 7, 14, 28, 42. Dans chacun d'elles il réchauffe grâce à des échangeurs l'eau sanitaire à une température comprise entre 50 et 60°C (circuit dit secondaire). Une chaudière est remplacée par un gros moteur thermique (photo 3 ci-dessus), fonctionnant au gaz. Ce moteur actionne un alternateur qui produit de l'électricité revendue à EDF.
C'est le liquide de refroidissement et la
récupération de la chaleur de l'échappement qui chauffe le circuit primaire. La mise en route de la cogénération n'entraîne aucune modification du système de distribution de l'eau chaude sanitaire ou du chauffage. La cogénération a été adoptée par de nombreuses Résidences des environs : Parly 2, Les Grandes Terres à Marly le Roi, La Résidence Montaigne à Fontenay, etc..
La mise en route de l'installation a lieu le 1er novembre de chaque année et se termine le 31 mars (dates fixées par décret). En dehors de cette période ou en cas de froid très rigoureux ce sont les chaudières qui prennent le relais ou viennent en aide au moteur.
Economique Dans un premier temps l'installation de la cogénération n'est pas génératrice d'une forte économie sur le poste chauffage (environ 14 000 € par an, variable selon les conditions climatiques) par rapport à la consommation des seules chaudières), mais elle n'a nécessité aucun investissement pour les Résidents. L'amortissement se fait dans le cadre d'un contrat de 12 ans (signé en novembre 2002) à l'issu duquel nous devenons pleinement propriétaire de l'installation (remise à neuf). Dès lors l'économie devrait être de l'ordre de 20 à 30 % sur le poste chauffage. L'opération nous a aussi permis d'économiser le ravalement du bâtiment de la chaufferie (environ 10 000 €) Le gain principal a surtout été engendré par la remise aux normes de notre chaufferie (établissement classé) que nous aurions du réaliser avant 2005 pour être conforme. Cette opération d'un coût minimum de 150 000 € aurait été à la charge des Résidents. L'économie indirecte réalisée (qui s'ajoute à l'économie citée plus haut) est donc d'environ 12 500 €/an sur 12 ans. Globalement nous pouvons estimer le gain (économie directe et économies indirectes: dépenses non-engagées) sur 12 ans à environ : 322 000 €. Remarque L'explication ci-dessus ne signifie nullement une baisse de notre poste chauffage. Celui-ci reste hélas tributaire des fluctuations climatiques - longueur des périodes froides - mais aussi et surtout du prix du gaz qui est indexé sur celui du pétrole . La cogénération contribuera à le réguler et à en limiter les hausses - voir bilan économique) Ecologique :
Chaleur : les gaz brûlés par le moteur sont refroidis jusqu'à 40°C en réchauffant l'eau chaude sanitaire avant d'être rejetés au lieu de 60 à 80°C pour une simple chaudière. Le gaz brûlé sert à produire 36 % de chaleur et 39 % d'électricité - revendue à EDF - (pertes mécaniques, thermiques 25%) Actuellement, la même quantité de gaz, produit 70 % de chaleur sanitaire et pertes rejetées dans l'atmosphère, le gain énergétique global (électricité+chauffage) est de l'ordre de 31%. Polluants : Les rejets passent de :
La cogénération permet également à EDF, et à la Résidence, de participer au développement durable en réduisant les rejets polluants (thermiques et chimiques) conformément aux recommandations des Sommets de la Terre de Rio (1992) et Kyoto (1997) La production locale d'électricité diminue les pertes en lignes (Effet Joule - résistance des lignes) et limite le nombre de lignes de transport qui défigurent les paysages. C'est aussi l'une des solutions envisagées pour sortir en douceur du tout nucléaire en utilisant les ressources locales de production. La production électrique est de 1,4 MWatt (la consommation électrique d'environ 1500 foyers - hors chauffage) pendant la période de fonctionnement. L'installation est dotée de filtres anti-bruits afin d'atteindre un niveau sonore inférieur (de 2 à 3 dBA) à celui mesuré avant les travaux sur l'ancienne installation. Les cheminées ont été rehaussées afin de répondre aux normes actuelles.
Pour
améliorer encore le rendement de l'installation la société Cofely, dans le cadre
de son contrat de maintenance (P3) a
équipé (2004)
la dernière sous-station (bâtiment 28), encore dotée d'un ballon d'eau chaude par un Une chaudière neuve à remplacer la plus ancienne (2004). Un nouveau brûleur équipe la chaudière conservée (2004).
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