|
Pour accéder à un sujet précis utilisez le plan du site Tous les textes soulignés sont des liens |
|
REGLES
DE FONCTIONNEMENT D’UNE COPROPRIETE
SYNDICAT
DES COPROPRIETAIRES :
C’est
la personne morale investie de la mission d’administration des parties
communes et de conservation de l’immeuble, regroupant l’ensemble des
copropriétaires de l’immeuble. Ayant la personnalité civile (article 14, loi de 1965), il a donc pour objet la défense des intérêts de la collectivité des copropriétaires dont il est le garant. Il peut ainsi conclure des contrats, agir en justice, mais aussi engager sa responsabilité.
L’ASSEMBLEE
GENERALE :
C’est
une réunion rassemblant l’ensemble des copropriétaires d’une même
copropriété, qui constitue son organe délibérant et souverain ; C’est
donc
le seul
mode d’expression juridique
de la volonté du syndicat des copropriétaires, et le seul organe doté
des pouvoirs d’engager le syndicat des copropriétaires et de le lier pour
l’avenir.
C’est
le syndic en titre qui convoque l’assemblée générale, soit spontanément,
soit sur demande du conseil syndical, soit encore sur demande de plusieurs
copropriétaires représentant au moins 25% des tantièmes au sein de la
copropriété.
L’ORDRE
DU JOUR :
Il
est en principe fixé par le syndic en liaison étroite avec le conseil syndical
de la copropriété. Un copropriétaire peut toujours demander au syndic d’inscrire une question à l’ordre du jour à venir (article 10 du décret)
LES
REGLES DE MAJORITE :
LE
CONSEIL SYNDICAL :
Il
constitue le
trait d’union entre l’assemblée générale,
qui prend les décisions, et le syndic, administrateur permanent, qui les exécute
(article 21 de la loi de 1965). Organe collégial consultatif, de liaison et de
contrôle, il est le mandataire de l’assemblée générale et, de ce fait,
doit lui rendre compte de son mandat.
L’article
21 de la loi précise que « dans tout syndicat de copropriétaires,
un
conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion »
Pour être membre du conseil syndical il faut
être
copropriétaire (les conjoints et représentants légaux y sont assimilés). Le
syndic et les personnes qui lui sont liées ne peuvent en aucun cas remplir
cette fonction. LE PRESIDENT DU CONSEIL SYNDICAL
Le
président du conseil syndical est élu par les membres à la majorité simple ;
Il devient l’interlocuteur privilégié du syndic ; Il anime et
suscite la réflexion lors des séances, mais n’est
ni
le responsable ni le représentant légal de la copropriété,
et doit savoir rendre les membres du conseil syndical actifs et responsables.
Ferme dans certains cas, il doit savoir rester diplomate dans ses rapports aux
autres. ORGANISATION DU CONSEIL SYNDICAL
Comme
chaque conseiller ne peut tout faire, il est souhaitable d’organiser les tâches
par
commissions
de travail
afin de
mieux utiliser les compétences de chacun, les rendant ainsi plus responsables.
Chaque commission doit rendre compte régulièrement de son travail au conseil
syndical.
Le
syndic n’a à participer aux réunions du conseil syndical que s’il y est dûment
invité, ou si son contrat le précise, ni rédiger
le
compte rendu des réunions,
qui doivent être consignés dans un registre afin de garder en mémoire les résolutions
prises et d’éviter de revenir plusieurs fois sur un sujet traité, et de
tenir au courant les copropriétaires par voie d’affichage.
Il
doit
rendre compte de son activité
lors des assemblées générales, et donner les avis qu’il juge utiles afin
que l’assemblée puisse décider en connaissance de cause.
Les
conseillers syndicaux étant
des
bénévoles, ils
ne sont pas payés, mais ayant souvent besoin pour exercer valablement leur
mandat, de prendre conseil auprès de spécialistes, d’acquérir de la
documentation ou d’engager des frais, il est souhaitable que l’assemblée générale
vote un budget
de fonctionnement
en
vertu des dispositions de l’article 27 du décret, la majorité de l’article
25 étant requise. LES MISSIONS DU CONSEIL SYNDICAL
Il
assiste, donne son avis, contrôle
la gestion du syndic,
et pas seulement les comptes, vérifie la gestion ou la renégociation des
contrats, il ne gère pas le syndicat. En clair il ne doit y avoir aucune interférence
dans la gestion dont le syndic est le seul et unique responsable.
En
dehors d’une délégation de pouvoir valablement accordée, le conseil
syndical n’a aucune personnalité juridique et ne représente pas le syndicat
des copropriétaires ; Il ne saurait, en aucun cas, se substituer à
l’assemblée générale des copropriétaires, seule souveraine.
C’est
par le biais de ses avis respectifs à toutes les questions intéressant la
copropriété et à ses propositions que se matérialise cette fonction
d’agent de liaison. La rédaction d’un cahier des charges précis peut être
élaborée conjointement entre le syndic et le conseil syndical.
Il peut proposer une modification dans un contrat comme :
suppression ou ajout d’une clause dans les contrats de prestation de services,
d’assurances etc. Il doit
exiger
des entreprises d’être destinataire des mêmes documents que ceux remis au
syndic, en
rappelant que l’assemblée générale fixe à la majorité de l’article 25
les montants des marchés et contrats à partir duquel la consultation du
conseil syndical est obligatoire et à partir duquel une mise en concurrence est
rendue obligatoire
S’agissant
de sa mission de contrôle, son pouvoir d’investigation est très vaste. Il
examine la comptabilité, les cahiers des charges, la passation des marchés, la
date de règlement des factures, le respect des contrats etc. Pour ce faire, il
doit connaître précisément les termes des contrats
et leur actualisation, et le syndic ne peut en refuser la transmission
sous aucun prétexte.
Le
conseil syndical n’étant pas légalement associé à la consultation des
entreprises, il faut qu’il impose son souci de suivre au plus près la phase
de consultation, en donnant son avis ou en proposant des ajustements à un
cahier des charges, en étant
présent
à l’ouverture des plis. LE SYNDIC
Mandataire
du syndicat il jouit, à ce titre, d’une autonomie plus importante mais ne
doit jamais outrepasser les limites que
fixe la loi pour son mandat. En tant que mandataire, les articles 1984 et
suivants du code civil, relatifs au contrat de mandat, lui sont opposables. Mais
il est aussi un
prestataire
de services devant
satisfaire son client qu’est le syndicat de copropriété. LES MISSIONS DU SYNDIC
Il est
civilement
responsable de sa gestion :
retard dans l’exécution de travaux urgents pour faire cesser un risque, un
trouble provoqué par une fuite d’eau, non-paiement des charges d’un
copropriétaire s’il y a eu défaillance de sa part dans les moyens de récupération,
carence et absence de diligence à prendre toutes mesures utiles à
l’entretien de la copropriété, sauf si une assemblée générale a décidé
de différer les travaux, rédaction erronée d’une décision de l’assemblée
générale etc.
Il
est pénalement responsable en cas de délits volontaires : détournement
de fonds, dépassement des honoraires contractuels, destruction de pièces
appartenant au syndicat.
En
cas de délits involontaires : blessures par imprudence si provoquées par
un accident dû à la négligence ou à un défaut de surveillance, non-respect
des règles d’hygiène et de sécurité prescrites par l’administration,
non-couverture par une assurance dommage ouvrage des travaux à leur début,
non-respect du code de l’urbanisme etc. 110215 |