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CLIMATISATION

MISE EN GARDE ;

Ce texte n’est nullement un cahier des charges. Il a pour but de recenser les contraintes et nuisances prévisibles de tels appareils, selon leur type.

Dès à présent en fonction du règlement de propriété, uniformité des façades les appareils fixes ne sont pas autorisés. Une réflexion va être conduite au cours de la saison 2004/2005 par le Conseil syndical, en s’appuyant sur l’avis de spécialistes.

On peut aussi attirer l’attention sur les matériels bon marché proposés par certains revendeurs ou grandes surfaces qui peuvent à l’usage s’avérer particulièrement bruyants et polluants à l’extérieur (donc pour les voisins).

Dans l’attente du résultat de cette étude, nous vous recommandons de différer votre achat, et de vous rapprocher du Syndic.

 NOTE DE REFLEXION SUR LES PROBLEMES DE CLIMATISATION

Pourquoi climatiser ?

-          Parce que c’est la mode, et que 10% des ménages sont équipés à ce jour, selon les installateurs.

-          Parce que c’est une source de confort, en abaissant la température de l’air de 5 à 7 degrés en moyenne, ainsi que le taux d’humidité dont l’excès accentue la sensation de chaleur.

-          Parce qu’elle permet de lutter contre le bruit (à l’intérieur), le pollen et la poussière, puisqu’il faut conserver les fenêtres fermées pendant l’été.

Comment climatiser ?

-          La climatisation n’est réellement nécessaire que pendant une courte période de l’année, puisque son utilisation moyenne s’élève à cinq mois maximum par an (dans les régions chaudes, 2 mois en moyenne en région parisienne).

-          La plupart des climatiseurs sont aujourd’hui très faciles à installer et ne représentent qu’un investissement léger, si l’on ne choisit pas la fonction réversible chaud / froid

-          Avant de choisir son climatiseur, et parce que nous sommes en France, quelques vérifications s’imposent : En effet, chaque commune dispose de ses propres règles d’urbanisme et l’importance de l’esthétisme ne doit pas être sous-évaluée, surtout si l’on vit en copropriété, le risque de voir des rangées de climatiseurs s’installer n’importe où et n’importe comment ne pouvant être écarté.

-          Le bruit généré par ces appareils peut lui aussi se révéler être une source de nuisance et de soucis de voisinage, malgré les efforts des fabricants  pour réduire la taille des appareils, qui ne les rendront jamais invisibles, ni totalement silencieux.

-          Les systèmes de climatisation sont souvent proposés avec une installation sur les toits/terrasses, ce qui nécessitera obligatoirement une autorisation de l’administration ( permis de construire ?) et  une autorisation du syndic de la copropriété, si le règlement de copropriété l’autorise, ou alors, une autorisation de l’assemblée des copropriétaires dans les conditions de l’article 25 de la loi ( 51% de l’ensemble des copropriétaires)

Quel type d’appareil choisir ?

-          Il existe quatre types d’appareils : Le monobloc mobile, qui ne demande aucune installation ; le monobloc fixe, qui est installé dans le bâti, la centrale de refroidissement et le climatiseur «  Windows » ainsi appelé parce qu’il s’encastre facilement dans une fenêtre (non autorisé par le règlement de copropriété).

-          C’est donc ce dernier qui est le plus souvent proposé. Encore  faut-il que les fenêtres se prêtent à leur installation ( sens de l’ouverture ) mais alors au risque de rupture de l’isolation aux bruits extérieurs.

-          Le climatiseur fixe, dans le bâti ou le mur, garde intacte la protection aux bruits extérieurs mais ne peut rafraîchir que de petites surfaces, d’où la nécessité de plusieurs installations. Ce type de climatisation risquant d’apporter une modification de l’aspect extérieur de l’ensemble immobilier nécessitera obligatoirement l’accord de l’assemblée des copropriétaires.

-          La centrale de climatisation externe (assez volumineuse) qui alimente des diffuseurs dans les pièces rafraîchies. Ce type d’installation nécessite l’installation de canalisations de transport du fluide qui en aucun cas ne peuvent être extérieures à l’appartement.

-          Le climatiseur mobile semble l’appareil d’appoint idéal : il suffit de le brancher mais encore faut-il qu’il y ait un accès à l’air extérieur, porte ou fenêtre entrebâillées, par exemple.

Entretien et Environnement !

-          Ces climatiseurs demandent un minimum d’entretien pour des raisons d’hygiène : Nettoyer et changer les filtres ; surveiller l’écoulement de l’eau issue de la condensation ; Dépoussiérer régulièrement les ventilateurs. Certains appareils peuvent être «  autonettoyants »

-          L’air circulant en vase clos, il est indispensable de maintenir les filtres du système de climatisation en parfait état d’entretien, sinon des maladies graves peuvent être véhiculées. Il est donc impératif de souscrire un contrat de maintenance assurant un nettoyage régulier des filtres à air.

-           En cas d’autorisation du syndic, dans le cadre du règlement de copropriété ou de l’assemblée générale des copropriétaires, il sera impérativement demandé aux bénéficiaires de l’autorisation de justifier au syndic la souscription d’un tel contrat de maintenance.

-          Certains réfrigérants néfastes pour l’environnement ( couche d’Ozone) ont été interdits, tels que les CFC. Ils ont été remplacés par les HCFC dont l’utilisation, strictement réglementée, devrait évoluer vers des solutions de remplacements moins nocives, connues sous le nom de « Fluides Verts » il nous paraît important que des précisions concernant ce problème puissent être fournies à l’appui de toute demande d’installation.

-          L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’Energie ( ADEME) rappelle que l’usage de la climatisation entraîne des rejets de fluides frigorigènes très actifs dans l’effet de serre. Que les climatiseurs sont de gros consommateurs d’énergie augmentant la facture d’électricité de 20 à 25 % pour un petit logement de 45 M², lors d’un été normal (Il convient de vérifier si l’installation électrique de l’appartement peut le supporter).

-          Enfin, il ne faut pas oublier les effets du choc thermique sur des organismes peu habitués à vivre avec la climatisation.

Financement

-          Monsieur Didier LAMY, spécialiste du 1% logement, a participé à de nombreux travaux de réflexion et de conseil dans la création des nouvelles aides du 1% logement.

-          Afin de faciliter l’accès à ces aides, il a fondé dès 2001 le site Internet expert www.aidologement.org  qui délivre en ligne ces nouvelles aides, qui peuvent intéresser la quasi-totalité de la population.

-          Une installation de climatisation peut faire l’objet d’un financement par le prêt «  Pass-Travaux » en qualité de travaux d’amélioration de l’habitat et de la vie quotidienne, au même titre qu’une installation de purificateur d’air ou de centrale d’aspiration. ( ce qui peut paraître curieux quand on parle de pollution)

-          Des aides peuvent aussi être accordées, mais selon certains bénéficiaires, les procédures administratives sont lourdes et l’accès à l’information très compliqué si on ne passe pas par le site www.aidologement.org , qui est, selon les gestionnaires du site, en constante évolution et en réactivité avec les dernières dispositions légales et réglementaires

Conclusion

Il vaut mieux attendre que de céder à une mode

 

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